La (dé)négation dans la clinique des psychoses : entre la schizophrénie et la paranoïa

Feature Section ‟Psychoses” / Dossier “Psychoses”
Par Manoel Madeira, Thomas Lepoutre, Alain Vanier
Français

Dans son texte Die Verneinung, Freud introduit en psychanalyse la notion d’une opération d’affirmation/négation qui dévoile la structure du refoulement. Le mécanisme de la Verneinung, traduite par dénégation, serait ainsi, par définition, articulé à la clinique des névroses. En conservant cette proposition freudienne, l’article vise à rehausser l’incidence des constructions différentielles d’affirmation/négation dans les psychoses ; étant donné que celles-ci ne relèvent pas d’une dénégation de fait, nous suggérons la graphie (dé)négation. À partir de cette proposition première, l’article vise à situer la (dé)négation comme voie de guérison dans les psychoses, soutenant qu’elle serait un paramètre de distinction clinique entre la schizophrénie et la paranoïa. C’est-à-dire la réussite de la (dé)négation y est articulée à la paranoïa, ainsi que sa défaillance y est liée à la schizophrénie. Pour soutenir notre hypothèse, nous partons d’abord du négativisme qui y est pensé comme une tentative de guérison, pour établir, ensuite, deux voies cliniques distinctes : le tissage de la (dé)négation au cœur du délire et sa couture par rapport à une représentation insupportable en absence de délire, mais essentiellement articulée à une esquisse fantasmatique.

Mots-clés

  • dénégation
  • psychoses
  • paranoïa
  • schizophrénie
  • tissages
Voir l'article sur Cairn.info