La planche cachée au T.A.T.
Nous proposons la formalisation d’un récit caché dans les protocoles au T.A.T. que nous nommons : la planche cachée. Pour cela, nous articulons une conception psychanalytique à l’analyse structurale des récits, en nous appuyant sur les concepts de diégèse et de synchronie (en opposition à la mimèse et la diachronie). Cela permet de considérer que tout récit au T.A.T. est une tri-partition composée d’une Situation Initiale, d’une Complication et d’une Résolution. Notre hypothèse consiste à faire de la Complication une modalité narrative de la figuration (ou dramatisation) du conflit psychique du sujet. Il en découle une isomorphie entre imagos et actants (figures), entre objets et éléments, entre désirs et actions romanesques. La dynamique transférentielle entre narrateur et destinataire s’avère décisive pour la construction et l’analyse de la planche cachée. Un protocole est présenté pour définir les trois étapes de la planche cachée : l’extraction d’une Complication pour chaque récit à chacune des planches (soit 16 Complications pour la passation française) ; la mise en série de toutes les Complications dans l’ordre de la passation ; la lecture, l’analyse et l’interprétation de la planche cachée. Nous proposons que la planche cachée constitue une ressource méthodologique rigoureuse pour le repérage de l’inconscient, ainsi que du transfert et de sa structure, ouvrant des voies singulières pour travailler les méthodes projectives dans le champ de la recherche en psychanalyse.
Mots-clés
- méthodes projectives
- T.A.T.
- récit
- psychanalyse
- structuralisme
