Quelques remarques à propos de la cure analytique des psychoses non déclenchées

Par Magali Meslem
Français

Cet article se propose d’examiner la question de la pratique des psychanalystes libéraux auprès des patients présentant une psychose non déclenchée. L’offre de soin semble faire l’objet d’une restriction, au sens où la cure se limiterait à des enjeux psychothérapeutiques et ne s’étendrait pas à la découverte d’un savoir insu. S’agit-il seulement d’une précaution extrême des psychanalystes face au risque de décompensation des patients ? Est-il question d’un embarras des cliniciens quant au repérage de la psychose non décompensée et donc du diagnostic et de la conduite de la cure ? L’utilisation d’une terminologie ambiguë pour dénommer la psychose non décompensée paraît venir l’attester. Ainsi a-t-elle pu être qualifiée de « psychose blanche », « psychose froide », « d’état limite » ou de « psychose ordinaire ». Nous envisageons de définir la psychose non décompensée et d’aborder l’intérêt clinique conduisant au repérage structurel à partir de la théorie lacanienne. Dans cette optique, nous présentons un élément de méthode propre au repérage d’une psychose non encore avérée, l’examen de la certitude, ainsi que des indices complémentaires et les modes de stabilisation compensatoires du sujet.

Mots-clés

  • psychose non déclenchée
  • repérage structurel
  • diagnostic
  • conduite de cure
  • dénomination
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